Tessa Worley
Biography

  • Prénom / nom

    Tessa Worley

  • Date et lieu de naissance

    Née le 4 octobre 1989 à Annemasse en Haute Savoie

  • Nationalité

    Française et Australienne

  • Ma station de coeur

    Le Grand Bornand

  • Activité

    Skieuse/Membre des Equipes de France de ski depuis 2005 - spécialité Slalom Géant, Super Géant

  • Profession

    Militaire/Sportive de la défense (Sergent) rattachée à l’EFMS (lien) et au CNSD depuis 2008

  • J'aime

    Le sport, la nature, les animaux, voyager, apprendre, découvrir, être créative

  • Je déteste

    L’injustice, la violence, l’irrespect, la pollution

  • Sports pratiqués

    Ski, ski de fond, wake surf, vélo (route et VTT), course à pied, tennis, golf, haltérophilie, musculation…

Top Records
Victories

25 podiums en Coupe du Monde

13 victoires en Coupe du Monde

Double Championne du Monde de slalom géant 2013, 2017

Championne du monde par équipe 2011, 2017

Vainqueur de la coupe du monde de géant 2017

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Tessa Confidential

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Humeurs et bavardages #2

Me voilà de retour en Europe après presque un mois passé de l’autre côté de l’Atlantique et j’avais envie de partager avec vous ce road trip entre les Etats-Unis et le Canada.

Bouclez votre ceinture, nous sommes le 8 novembre et je suis très excitée à l’idée de rejoindre Copper Mountain dans le Colorado pour 10 jours d’entrainement dans des conditions idéales ! Après un Albertville > Genève > Frankfort > Denver > Copper, les choses sérieuses peuvent commencer.

Il faut savoir que là-bas, la piste est très prisée car la plupart des équipes de vitesse hommes et dames sont présentes et c’est un vrai casse-tête pour nos entraineurs de nous mettre dans un (bon) créneau horaire (soit 7h-10h / 10h-13h / 13h-16h). Un jour, je voulais faire du Super G et j’apprends que je ferais partie du premier créneau le lendemain matin (peu de luminosité), que je serais avec le groupe masculin des US, de l’Autriche et de Norvège (rien que ça) et que je dois partir en première pour ne pas déranger l’ordre de passage de tout le monde (même pas peur). Evidemment c’est une vraie chance de pouvoir intégrer une séance comme celle-ci mais quand je me suis pointée le matin un peu au dernier moment, ils m’attendaient tous pour que j’ouvre la piste ! Plutôt impressionnant quand derrière toi tu as les deux « Vikings » Jansrud et Svindal. Ce sont des athlètes que j’admire beaucoup. J’aime leur personnalité, leur état d’esprit, leur accessibilité. Toutes ces choses-là m’ont transcendée et j’ai réalisé un bon entrainement avec une pointe d’adrénaline qui était positive.

Pour terminer sur cette séance je vous livre deux petites anecdotes : c’est ce jour-là que Svindal s’est fait mal au pouce (ce qui ne l’a pas empêché de courir quelques jours après à Lake Louise et de faire ensuite un podium à Beaver, respect.) et j’étais environ à 4 secondes du meilleur garçon sur 1min15 (désolée Lindsey, je ne viendrais pas avec toi sur les courses hommes !)

Nous sommes maintenant le 21 novembre, on s’installe confortablement dans son siège direction Killington en partant de Denver et en atterrissant à Boston pour rejoindre ensuite en 4h de voiture le lieu de la prochaine Coupe du Monde. Une 5e place en poche le 24 novembre, me voilà déjà repartie sur la route pour Montréal. Une nuit plus tard, on remonte dans l’avion pour rejoindre Calgary puis Lake Louise.

Est-ce que j’ai des petites manies à l’aéroport ? Quelques-unes. En tant que sportive de haut niveau j’essaie de faire en sorte que les voyages me prennent le moins d’énergie possible. C’est important, surtout à cette période de l’année où l’on enchaîne beaucoup les courses. Directement après avoir passé la sécurité, je m’achète une bouteille d’eau et de quoi manger sainement. Dans l’idéal, j’essaie de me préparer un petit en-cas maison (mon préparateur physique Romain va être content si il lit cela !), de prendre ma couverture fétiche et surtout (ça c’est vraiment un truc de skieur) je ne voyage jamais sans mes chaussures de ski en bagage à main ! Ok j’avoue, sur la route de Lake Louise, on s’est fait un petit plaisir (et une petite tradition) avec mon technicien Dylan en s’arrêtant manger des ribs à Banff !

Quelques heures après, nous prenons nos quartiers pour une semaine au fameux Château de Lake Louise avec une chambre vue sur le lac et les forêts environnantes (chanceuse) située à un peu moins de 10 minutes à pied de la salle du petit déjeuner ! L’hôtel est immense, nous sommes avec toutes les équipes, cela permet de se retrouver en dehors de la piste, ça change.

3 entraînements et un demi-Super G plus tard, me voilà sur la route du retour avec quelques bleus suite à ma chute. Mais rien de grave, rassurez-vous. 24h plus tard, nous sommes le 3 décembre au soir et je suis de retour à la maison. Il me reste trois jours off avant de reprendre la route pour St. Moritz, l’important sera de bien récupérer du décalage horaire et d’être fraiche au départ du Super G ce samedi.

Je ne pouvais conclure ce road trip et ce mois de novembre sans une douce pensée pour David. #DPforever

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Humeurs et bavardages #1

12 ans déjà que j’ai pris mon premier départ ici à Sölden ! Je commence à être un peu l’ancienne du circuit, non ? C’est vrai j’ai mes petites habitudes là-bas, un peu comme sur toutes les Coupes du Monde d’ailleurs, mais celle-ci elle a toujours une saveur particulière.
Si globalement ton été s’est bien passé sans pépin physique, tu diras à qui veut l’entendre que tu es en pleine forme, que tu es sereine et qu’évidemment tu as hâte de débuter cette nouvelle saison… bon au plus profond de toi-même, tu sais quand même que tu seras plus tranquille après la première manche quand tu auras vu comment tes copines skient et si ton nom est affiché dans les 3 premières au tableau d’affichage.

Cette année… voilà comment ça s’est passé. 2 jours d’entraînements sur la Ice Box qui a largement tenu sa réputation de frigo et malgré les quelques doutes qui me passent par la tête, je me sens prête. Mais avant tout, j’ai un marathon à faire… tu ne le connais pas celui de Sölden ? Il se passe toujours le jeudi, l’avant-veille de la course. On n’atteint pas les 42 kilomètres mais on enchaîne les sollicitations pendant 12h, tout aussi intense. Après le training du matin, RDV avec tes partenaires qui te donnent ton nouveau matériel, conférence de presse Audi avec les autres athlètes, photos puis retour à l’hôtel et interviews avec la presse française et étrangère. Bref à la fin de cette journée je suis en ébullition et je passe ma première mauvaise nuit de la semaine !

Le vendredi c’est un peu différent. Tu (re)découvres pendant le ski libre le fameux mur de Sölden et tu t’aperçois que finalement il se skie plutôt bien ! Je trouve que les ruptures de pente sont moins marquées qu’il y a 12 ans mais c’est peut-être mon regard qui a changé… j’ai quand même un peu plus d’expérience aujourd’hui ! Enfin c’est le bib draw qui arrive et là tu prends conscience que le lancement de la saison est imminent. J’ai tiré le 3 et j’étais très contente car j’ai déjà gagné avec. Ça ne m’a pas empêchée de passer une nuit agitée… je me faisais un scénario comme quoi on montait, qu’il faisait trop mauvais et qu’on annulait. Ma partie consciente me disait d’arrêter de penser à ça et de rester dans ma course, j’ai finalement sombré dans le sommeil pour une courte durée. Mais c’est quelque chose qui ne m’affole plus trop ça, je sais que j’ai du temps derrière pour récupérer.

Pour mon 192e départ en Coupe du Monde, j’ai répété la routine que j’ai depuis maintenant deux ans : mode guerrière enclenché, quelques mots bien choisis dans ma tête et des exercices d’échauffements spécifiques sur le départ que je mime avec un élastique. Tout se joue là quand tu pousses ce portillon. Une mauvaise pensée et tout peut basculer alors je m’attache à soigner cette partie. La suite, vous la connaissez. 3e de la première manche avec le sentiment d’avoir dompté correctement le Rettenbach et une prise de risque un peu plus importante dans la deuxième pour aller chercher le meilleur. Résultat, une 13e victoire en carrière et un 25e podium, le 2e ici à Sölden après ma 2e place l’an dernier.

Quand je ratais mes courses avant ici, on me disait « Couronne d’automne, courte couronne » ! Là avec ce résultat, ces sensations je suis boostée pour la suite. J’ai trop hâte d’aller skier aux US et de continuer à valider ce que j’ai mis en place dans mon ski. RDV à Killington !

Coup de coeur

Mon coup de cœur, il va au Fan Club du Grand Bornand. Comme dirait les copains de la Team Valoche ils ont un peu vieilli mais eux aussi ça fait 12 ans qu’ils viennent et affrontent le Rettenbach dans toutes ses conditions ! Merci à Yves Perrissin et sa famille pour leur investissement incroyable et de rassembler tout ce monde autour d’une passion commune. Ils ont hésité à venir, ils avaient même annulé jeudi par rapport à la météo et au coût du voyage et finalement ils ont décidé qu’ils ne pouvaient pas louper ma première course. Je crois que je ne les ai pas déçus… Quel plaisir d’avoir partagé cette première victoire de la saison avec eux !

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